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BAZAR EGYPTIEN –
MARCHE AUX EPICES |
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Ne
comptez pas y trouver des Egyptiens, il porte ce nom, car il a été
construit avec les impôts qui étaient prélevés au Caire. Beaucoup
plus petit que le Grand Bazar, le marché aux Epices a de plus en
plus le même type de clientèle : touristes en short et chapeau à
fleurs. En ce qui concerne les produits, ils sont différents. On
trouve effectivement plus de produits alimentaires (épices, fruits
secs, pastirma, sucuk, loukoums). Les épiceries ont
toutefois diminué en nombre ces dernières années. Les locations
étant chères, on remplace de plus en plus les échoppes
traditionnelles par des bijouteries et autres magasins de luxe. Même
les vendeurs d’épices vous proposent maintenant du caviar.
L’extérieur est beaucoup plus intéressant. Dans les ruelles
adjacentes, on trouve tous les articles utilitaires et les produits
frais du marché. On est malheureusement vite lassé de l’ambiance
racoleuse du marché Egyptien et on quittera rapidement les loukoums
industriels, les vendeurs collants et les groupes de touristes.
Entre
le bazar et la mosquée Yeni (Nouvelle Mosquée), une série
d’arnaqueurs sévissent au grand jour. Ce sont les jardins de thé,
qui vous le vendent le double du prix que vous paierez à Montmartre.
Fuyez. Si vous avez vraiment une soif impérative, allez un peu loin,
au buffet de la gare, il y a une terrasse et les gens sont honnêtes.
En ce qui concerne les restaurants, vous risquerez d’être déçu
aussi, même le fameux Pandeli à l’intérieur du bazar n’est
plus recommandable avec ses garçons dont la principale préoccupation
n’est pas le service, mais le pourboire. Encore une fois, le buffet
de la gare pourra être fort utile si vous avez une petite faim et,
en plus, le décor Orient-Express vaut le détour à lui seul.
Pénétrez
dans le monde de l’Orient mystique, laissez vous guider par les
dizaines de senteurs flottant dans les allées, cannelle, cumin,
safran, menthe, thym. Toujours bondé, dans le marché vous serez
bousculez, soit, mais cela fait parti de l’ambiance! Personne ne
peut se permettre de rater une visite au , car c’est l’un des
endroits les plus envoûtant d’Istanbul. Marcher dans ce bazar ne
veut pas dire forcément avancer, alors prenez tout votre temps.
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C'est
en 1663 que le marché Egyptien (Misir Çarsisi), dit aussi marché aux
Epices fut construit et dans l'enceinte de la Nouvelle Mosquée (Yeni
Cami), entre une concession vénitienne et un quartier juif karaite.
Comme dans les autres complexes importants de mosquées, le loyer des
échoppes devait financer l'entretien de la mosquée et les soupes
populaires d'un bâtiment annexe. C'est la sultane Hatice Turhan qui
commanda l'oeuvre à l'architecte impérial Mustafa Aga. Bien que le
nom officiel fut le bazar Valide (Valide Carsi), le nom de "marché
Egyptien", le remplacera rapidement, rappelant la source du
financement de la constuction (impots collectés au Caire).
Contrairement à une idée répandue, le bazar n'a jamais accueilli
d'Egyptiens ni de marchandises en provenance d'Egypte.
Les
commerçants qui occupèrent les lieux dès le XVIIe siècles, furent
les Vénétiens qui possèdaient déjà dans les environs un espaces
(concession) qui leur avait été consédé plutôt. Dès le XIXe siècle,
des marchands arméniens, grecs et musulmans, s'y installèrent
également.
L'édifice
est construit à la manière des caravansérails, mais en forme de "L",
ce qui est assez exceptionnel pour les bazars ottomans. Les échoppes
intérieures communiquaient à l'origine, avec l'extérieur. Ce n'est
plus le cas aujourd'hui, les luxueux magasins intérieurs contrastent
avec les échoppes extérieures (ouest et sud). A l'intérieur du "L",
(est et nord), il n'y a pas de boutiques donnant sur la rue, mais un
marché aux fleurs y est installé.
Les
extrémités du bazar sont fermées par quatre portes monumentales,
tandis que deux autres, plus petites, permettent d'atteindre les
échoppes au sud et le marché aux fleurs. |
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A
l'origine, on trouvait à l'intérieur du bazar non seulement des
apothicaires et des épiciers, mais aussi deux tribunaux et fontaines
publiques. Aujourd'hui, les marchands de produits communs ont
remplacés les épiciers (il en reste quand même plusieurs). Le fameux
restaurant grec Pandelli (Pandeli) est installé à l'étage, coté
nord, dans un décor rappelant l'Orient. Le restaurant accueilli des
hôtes connus, tels que : Mustafa Kemal Ataturk, l'ex roi de Grèce,
Aghata Christie, Trosky, etc.
Il
vit actuellement sur la réputation faite au début du siècle, mais
n'a absolument plus la classe d'antan. Seuls les agences de voyage
déversent encore leurs groupes dans ce lieu délaissé par les
Stambouliotes depuis longtemps.
Sur
l'angle Sud-ouest du bazar, on trouve une autre boutique historique
qui elle, n'a rien perdu à sa bonne réputation: Mehmet Efendi,
installée depuis 1871 dans cet angle et qui propose certainement le
meilleur café d'Istamboul.
Les
épices et herbes de bonne qualité, sont signées Arifoglu, tandis que
la pastirma (viande séchée) que l'on trouve aussi en
abondance, doit être la meilleure : Apikoglu. Le caviar turc,
iranien ou russe, est généralement de bonne qualité, mais il est
plus cher qu'au marché de Galatasaray. Enfin, les loukoums et les
baklavas ne sont pas de meilleure qualité et il est également
préférable de se les procurer au marché de Galatasaray ou pour les
baklavas, chez Güllüoglu-Karaköy, à Galata.
A
titre indicatif, les loukoums au miel n'existent pas. C'est une
invention, que certains vendeurs malhônettes ont trouvé pour vendre
plus cher des loukoums qui n'ont aucun intérêt, à des touristes qui
ne connaissent pas le sujet.
Le
fameux Misir macunu, est une pâte contenant 40 épices et
du miel. Il a des vertus terapeuthiques et soigne un grand nombre de
maladies. Il est vendu sous le nom d'Aphrodisaque des Sultans. |
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