BEYOGLU-PERA


 

La mairie de Beyoglu comprend la vieille ville de Galata et Péra, jusqu'au Taksim, les quartiers du nord de la Corne d'Or jusqu'au périphérique.

Pour un étranger de passage à Istamboul, c'est ici qu'il faut loger s'il veut vraiment prendre la température de la ville. C'est le centre culturel d'Istamboul, avec ses théâtres, cinémas, galeries, cafés à la mode et restaurants de toutes sortes. Une multitude d'écoles et plusieurs universités en font aussi un centre estudiantin important.



 

Beyoglu est l'une des trois mairies qui composent le centre historique d'Istamboul. Il ne s'agit en aucun cas de quartiers modernes, mais bel et bien d'une partie de la vieille ville.

Bien que Beyoglu compte un grand nombre de monuments anciens et de musée, preuve de son passé millénaire et de son développement urbain vieux de plus de 700 ans. Cette municipalité chargée d'histoire a aussi une architecture très intéressante, due essentiellement à ses habitants successifs, qui en ont toujours fait le quartier le plus cosmopolite d'Istamboul. L'Art nouveau, par exemple s'y est développé en même temps qu'à Amsterdam et à Bruxelles, sous l'impulsion d'un sultan enchanté des nouvelles modes venues d'Europe occidentale. Galata est a conservé certaines maisons génoises du XIIIe siècle, épargnées par les incendies et les tremblements de terre, tandis que le style orientaliste, peut se voir dans l'architecture des palais le long de la Corne d'Or.



 
La mairie de Beyoglu a comme symbole, la star des monuments du quartier : la fameuse tour de Galata. C'est l'un des monuments les plus visités d'Istamboul, car c'est de là que la vue sur le vieux Stamboul, est la plus impressionnante. Mais se rendre à la tour, sans visiter les quartiers à ses pieds, serait passer à coté du principal. En effet, c'est Galata, ancienne ville génoise, qui donne la meilleure idée du passé pluri-etnique d'Istamboul. On peut encore y voir des églises latines, une mosquée maurisque, des synagogues, des écoles étrangères, des fondations arméniennes et grecques, le patriarcat orthodoxe turc, des églises russes et tant d'autres témoins de l'ouverture d'esprit des Ottomans. Aucune ville, aucun quartier dans le reste de l'Europe n'est plus riche, etnico-religieusement, que Galata.


 
Péra, qui se situe sur la colline au-dessus de Galata, humainement, n'est pas aussi riche que Galata, car c'est surtout la bourgeoisie latine qui y résidait, jusqu'au premier conflit mondial. Par la suite, dans les années 1930, Péra devint plus populaire et de nouveaux habitants vinrent s'y établir, particulièrement des Grecs et des Arméniens, mais aussi des musulmans et des Russes blancs. L'architecture Art nouveau est bien représenté, malgré les dégats causés par le modernisme des années 1970. Délaissés, dans les années 80, les quartiers qui s'étandent du Taksim à Tünel, ont reprit vie depuis le milieu des années 90. Une vie frénétique et bouillande, où l'aspect culturel n'est pas moindre, ce qui fait dire à certains, que Péra-Beyoglu, se donne des airs de capitale européenne... vieux souvenirs de son passé latin ? Si la Grand'Rue de Péra (Istiklal Caddesi) voit chaque jour passer 1200 000 personnes et le double les fins de semaine, la rue n'a toujours pas la modernité des quartiers Nord ou celle de Kadiköy, de l'autre côté du Bosphore.


 

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